jeudi 20 février 2014

Les salons automobiles, toujours les mêmes ?

En tant que passionné automobile, je ne manque pas l’occasion de visiter mon salon automobile local. Dans le temps, je fréquentais le plus grand salon du monde, le salon de Paris. Visiteur régulier à partir de 1996, j’ai quelque peu perdu mon intérêt vers 2004, quand le salon est devenu plus un lieu pour parler Co2 et mazout que rapport poids/puissance et plaisir de conduite. De plus, avec la foule présente, il devenait presque plus agréable de sortir du Stade de France après un France-Angleterre.




Récemment muté à Montréal, j’ai décidé de découvrir le Salon de l’Automobile de Montréal. Niveau taille ce n’est pas comparable, par contre, on y ressent plus de passion. Oui, les prototypes hybrides et électriques pullulent chaque année, mais on aime toujours parler essence et puissance. Lors d’une visite au stand Audi, par exemple, une fan de la marque n’a même pas hésité une seconde d’enlever le cache-moteur plastique d’une S8, pour contempler de manière naturel le V8 qui se cachait des regards. De plus étant en Amérique du Nord, le « bolidage » ou « tuning » est chose commune. Cette année, Volkswagen présentait un hall entier dédié aux voitures « tunées », et ce hall avait presque plus de popularité que le hall Ferrari/Maserati ! Il n’y a pas besoin d’être accro à la culture automobile pour se rendre compte que les américains ont des goûts différents des notres. Alors que le pilote européen voudrait garder sa Clio RS entièrement d’origine, le pilote américain, lui, va choisir sa Mustang ou Camaro en fonction du nombre d’améliorations qu’il pourra faire à son auto. Ceci explique en partie pourquoi le pont arrière rigide était toujours d’actualité sur les Mustang.

Ainsi, à Montréal, les constructeurs accordaient vraiment de l’importance aux modifications. Entre Dodge qui présentait une version « Scat Pack » de sa Dart (comprenez, des autocollants, nouvelles suspensions et roues, et des améliorations moteurs), Scion qui facilitait les compétitions automobiles amateurs dans le pays, voir même Hyundai, avec la Genesis de Rhys Millen, on comprenait bien l’intérêt des américains pour l’automobile « personnalisée ». Certes, ce n’est pas toujours de bon gout (cherchez sur internet la Lexus IS350F de DeviantArt pour comprendre), mais une chose est claire : La passion automobile est toujours présente.
Et c’est pour cela au final, que, d’un point de vue très personnel, je trouve que malgré le manque de vraie nouveautés et exclusivités au salon de Montréal, il est plus intéressant que les gros salons, tel que Paris.

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