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Le Diesel en désamour ?

Entâché par le scandale des moteurs truqués de VW qui n'est que l'arbre qui cache la forêt des émissions polluantes réelles,  son avenir n'est plus tout rose... Même au niveau des entreprises, ce qui est une vraie surprise, le Diesel devrait connaître une sérieuse perte de vitesse en Europe.



En effet, l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE) a interrogé près de 3 000 entreprises dans le monde pour connaître leur vision du marché des flottes d’entreprises dans les prochaines années. Il en ressort notamment que les entreprises européennes s’attendent à une baisse de la part du diesel dans leur parc automobile d’ici à cinq ans : de 82 %, il devrait, en moyenne, passer à 79 %. Toutefois, de fortes disparités se cachent derrière ce recul relativement faible. Les entreprises en Allemagne, en Suisse et en République tchèque s’attendent ainsi à une légère augmentation de la part du diesel dans leur parc.

En revanche, de fortes baisses sont attendues par les grandes entreprises (plus de 50 véhicules) dans quatre pays : en France, où l'alignement des fiscalités essence/diesel est sujet à un fort lobbying, ils anticipent une baisse de 17 points, pour descendre à 78 %. On est encore loin de la aprité, mais c'est une tendance confirmée chez nous voisins Belges. Les européens les plus accrocs au mazout verraient une baisse de 16 points, pour passer à 82 % ; au Royaume-Uni de 12 points, à 76 % ; et aux Pays-Bas de 7 points, à 65 %. Les entreprises ayant un parc moins important ne sont pas aussi ambitieuses, misant sur un recul de 6 points en France, de 10 points en Belgique, de 1 point au Royaume-Uni et de 2 points aux Pays-Bas.

En Europe, 36 % des grandes entreprises ont déjà intégré des énergies alternatives dans leur parc (20 % ont intégré des véhicules électriques) et 60 % envisagent d’en introduire d’ici à trois ans (38 % envisagent des véhicules électriques). En France, elles sont déjà 57 % à avoir intégré des énergies alternatives et 34 % des véhicules électriques. 80 % des grandes entreprises françaises envisagent d’en introduire d’ici à trois ans et 58 % des véhicules électriques en particulier.

Les entreprises ayant un parc moins important sont beaucoup moins séduites, même en France : 20 % ont déjà intégré des énergies alternatives (8 % ont intégré des véhicules électriques) et seulement 38 % envisagent d’en introduire d’ici à trois ans (23 % envisagent des véhicules électriques).

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